Freelance et chômage : est-ce compatible ?

Freelance et chômage

Quand on se lance en freelance, une question revient souvent : « Et si ça ne marche pas, aurai-je droit au chômage ? ». Derrière cette interrogation se cachent beaucoup de subtilités administratives et surtout des acronymes qui peuvent déclencher une bonne migraine (ARE, ARCE, ATI… non, ce n’est pas un nouveau trio de rappeurs).

Comment se lancer en freelance en conservant le chômage ? Quelles sont les aides à disposition des indépendants ? On fait le point ensemble et promis, on essaye de rendre ça le plus digeste possible.

Freelance et chômage : peut-on vraiment cumuler les deux ?

Le chômage est un dispositif pensé pour les salariés. En revanche, un freelance est juridiquement un travailleur indépendant. Cela ne veut pas dire pour autant que les deux mondes sont hermétiques, mais les règles sont différentes.

Bonne nouvelle : il existe plusieurs dispositifs qui permettent aux freelances de bénéficier d’une aide en cas de perte ou de lancement d’activité. Décortiquons-les.

Freelance et chômage : l’Aide au Retour à l’Emploi (ARE)

Qu’est-ce que l’ARE ?

L’ARE est l’allocation principale versée par France Travail (anciennement Pôle Emploi) aux personnes ayant perdu involontairement leur emploi salarié . Elle compense partiellement la perte de revenus.

Les conditions d’attribution de l’ARE

Pour en bénéficier, il faut :

  • Avoir travaillé comme salarié et cotisé au chômage (CDI, CDD, intérim) pendant au moins 6 mois sur les 24 derniers mois.
  • Avoir été licencié
  • Avoir convenu avec son employeur d’une rupture conventionnelle
  • Avoir démissionné et rentrer dans les critères de démission légitime
  • Être à la fin d’un CDD non reconduit
  • Être inscrit comme demandeur d’emploi dans les 12 mois suivant la fin de votre contrat
  • Effectuer une déclaration mensuelle à France Travail.

Chômage et freelance en micro-entreprise

Vous pouvez cumuler ARE et revenus de micro-entrepreneur. Chaque mois, vous déclarez vos revenus et France Travail ajuste vos allocations. Plus vos revenus freelance augmentent, plus vos allocations diminuent, mais le cumul reste avantageux au démarrage.

L’exemple concret

Vous touchez 1 200 € d’ARE par mois. Si vous gagnez 600 € en freelance, France Travail réduit votre allocation mais vous permet de conserver une partie.

Freelance et chômage en société (SASU, EURL, EI)

Dans ce cas, France Travail se base sur la rémunération que vous vous versez (et non sur les bénéfices de la société). Si vous ne prenez pas de salaire, vos allocations sont généralement maintenues. Attention : c’est une gymnastique administrative qui demande rigueur et accompagnement.

L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE)

Qu’est-ce que l’ARCE ?

L’ARCE est une aide financière destinée aux créateurs ou repreneurs d’entreprise. Contrairement à l’ARE, elle ne se verse pas tous les mois mais en capital.

Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

  • Être éligible à l’ARE.
  • Créer ou reprendre une entreprise.
  • Opter pour ce dispositif auprès de France Travail.

Le montant correspond à 60 % des droits restants à l’ARE, versés en deux fois : la moitié à la création, le reste 6 mois plus tard si l’activité existe toujours. Attention : une fois l’ARCE choisie, impossible de revenir à l’ARE.

Bon à savoir

Vous ne pouvez pas cumuler ARE (Aide au Retour à l’Emploi) et ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise).

L’Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI)

Qu’est-ce que l’ATI ?

L’ATI est une aide créée en 2019 pour soutenir les indépendants dont l’activité cesse brutalement. C’est un filet de sécurité minimal, pensé spécifiquement pour les freelances.

Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

  • Avoir exercé en indépendant pendant au moins 2 ans dans la même entreprise.
  • Avoir généré un revenu minimum de 10 000 € par an sur les deux dernières années.
  • Subir une liquidation ou un redressement judiciaire.

Le montant est d’environ 800 € par mois pendant 6 mois maximum. Bon, soyons honnêtes, ce n’est pas avec 800€ que l’on refait le monde, mais cela reste une aide précieuse en cas de coup dur et pour pouvoir se retourner.

Le conseil Konectiv

Quelle que soit votre situation et l’aide souhaitée, nous vous conseillons toujours de vous renseigner auprès de France Travail pour connaître les modalités et les conditions exactes, qui, avouons-le, sont très nombreuses.

Freelance et chômage après une démission : est-ce possible ?

La réponse est oui, mais… ça dépend. Oui, on sait, personne n’aime ce genre de réponse mais on vous explique pourquoi juste en dessous, tenez le coup, l’article est bientôt terminé.

La rupture conventionnelle

C’est la voie la plus simple et la plus sûre. Elle permet de quitter un emploi salarié en accord avec l’employeur, tout en ouvrant des droits au chômage.

La démission pour projet de création ou reprise d’entreprise

Depuis 2019, un salarié peut démissionner pour créer son entreprise et bénéficier de l’ARE, à condition que son projet soit validé par une commission régionale (Transitions Pro). Ce n’est donc pas automatique, mais possible si le projet est solide.

Le portage salarial : l’alternative sécurisante

Si jongler entre liberté et sécurité vous paraît compliqué, le portage salarial est une option idéale, que l’on vous explique juste ici.

Avec le portage, vous restez autonome (choix des clients, des missions, des tarifs), mais vous signez un contrat de travail avec une société de portage comme Konectiv en échange d’un taux de gestion sur votre chiffre d’affaires. Résultat :

  • Vous cotisez au chômage comme un salarié classique.
  • Vous gardez votre indépendance.
  • Vous évitez une grande partie des démarches administratives.

En cas de baisse d’activité ou de fin de mission, vous pouvez ouvrir des droits au chômage, comme tout salarié. C’est une vraie sécurité pour entreprendre sereinement.

Freelance et chômage : ce qu’il faut retenir

  • Oui, freelance et chômage sont compatibles, mais les conditions varient selon votre parcours et votre statut.
  • Trois aides principales existent : ARE (allocation mensuelle), ARCE (capital pour se lancer) et ATI (filet de sécurité minimal).
  • La démission pour créer son entreprise peut ouvrir des droits, mais sous conditions strictes.
  • Se renseigner auprès de France Travail sur vos droits est indispensable avant de prendre toute décision (non, votre oncle qui « s’y connaît un peu » ne remplace pas un vrai expert…)
  • Le portage salarial est une alternative hybride qui allie liberté et sécurité.

Chez Konectiv, nous croyons que l’indépendance ne doit pas rimer avec insécurité. Nous réinventons le portage salarial avec une approche humaine, transparente et bienveillante. Parce que la liberté professionnelle est encore plus belle quand elle s’accompagne d’un filet de sécurité.

FAQ

Un freelance peut-il toucher le chômage ?

Oui, freelance et chômage peuvent être compatibles dans certaines situations. Un indépendant peut percevoir des allocations chômage s’il a cotisé auparavant en tant que salarié et qu’il remplit les conditions d’éligibilité à l’ARE.

Par exemple, un demandeur d’emploi peut créer une activité freelance tout en conservant une partie de ses allocations chômage. Le montant versé sera ajusté en fonction des revenus générés par l’activité indépendante.

Oui, il est possible de cumuler freelance et chômage dans certains cas, notamment lorsque l’activité indépendante est créée après une période de salariat.

Dans ce cas, le freelance continue de percevoir l’ARE tout en déclarant chaque mois ses revenus à France Travail. Les allocations sont alors recalculées en fonction du chiffre d’affaires déclaré.

Ce dispositif permet souvent de sécuriser les premiers mois d’activité freelance.

Plusieurs aides permettent d’articuler freelance et chômage.

Les principales sont :

  • ARE (Aide au Retour à l’Emploi) : allocation mensuelle versée aux demandeurs d’emploi.

  • ARCE (Aide à la Reprise ou Création d’Entreprise) : versement d’une partie des droits au chômage sous forme de capital.

  • ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants) : aide minimale destinée aux indépendants dont l’activité cesse.

Ces dispositifs permettent aux freelances de sécuriser leur transition vers l’indépendance.

Oui, mais seulement dans certaines situations. Pour que freelance et chômage soient compatibles après une démission, le projet de création d’entreprise doit être validé par la commission Transitions Pro.

Le salarié doit également justifier d’au moins cinq années d’activité salariée avant sa démission. Sans validation du projet, la démission n’ouvre pas automatiquement droit aux allocations chômage.

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