Vous avez un TJM ou salaire cible en tête, des clients potentiels, et une grande question qui tourne en boucle : « Mais concrètement, il me restera combien à la fin du mois ? » Bonne nouvelle : vous n’êtes pas seul dans cette situation. Et meilleure nouvelle encore : la simulation du salaire d’un freelance n’est pas aussi complexe qu’elle en a l’air, à condition de comprendre d’abord ce qui change vraiment d’un statut à l’autre.
Spoiler : un TJM de 500 €/jour ne donne pas du tout le même résultat selon que vous êtes auto-entrepreneur, président de SASU ou consultant en portage salarial. On vous explique tout, chiffres 2026 à l’appui. Et promis, on fait simple.
Simulation salaire freelance : les bases à connaître
TJM, CA, revenu net : les trois chiffres à ne pas confondre
Avant de sortir la calculatrice, posons les bases. En freelance, on parle souvent de trois montants distincts que beaucoup confondent, parfois à leurs dépens.
Le TJM (Taux Journalier Moyen) : c’est ce que vous facturez à votre client pour une journée de prestation. C’est votre prix de vente, pas votre salaire.
Le chiffre d’affaires (CA) : c’est le total de vos factures encaissées sur le mois ou l’année. TJM × nombre de jours facturés = CA HT.
Le revenu net : c’est ce qui atterrit réellement sur votre compte bancaire, après déduction de toutes les charges, cotisations et impôts. C’est lui qui paie le loyer.
L’erreur classique du freelance débutant ? Raisonner en TJM et oublier que les charges viennent grignoter une bonne partie du gâteau. Pour un calcul salaire freelance fiable, c’est toujours le revenu net qui compte.
Et c’est là que ça devient vraiment intéressant : le même TJM de 500 €/jour peut générer un revenu net mensuel très différent selon votre statut juridique. Pourquoi ? Parce que chaque statut a ses propres règles de calcul des cotisations sociales, ses propres avantages fiscaux, et sa propre logique de protection sociale. En 2026, les trois statuts les plus courants chez les freelances sont l’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur), la SASU, et le portage salarial. Chacun a ses atouts, ses limites, et son niveau de complexité administrative. Tour d’horizon.
Simulation salaire freelance en auto-entrepreneur
Comment fonctionne le calcul (taux 2026, abattements)
L’auto-entrepreneur, c’est le statut de la simplicité. Le calcul est limpide : vous appliquez un taux de cotisations sociales directement sur votre chiffre d’affaires encaissé. Pas de bénéfice à calculer, pas de comptable indispensable.
En 2026, les taux URSSAF sont les suivants :
BIC services (artisanat, commerce de services) : 21,2 % du CA
BNC professions libérales (consultants, formateurs, développeurs) : 25,6 % du CA (en hausse depuis janvier 2026, contre 24,6 % en 2025)
BIC vente (achat-revente) : 12,3 % du CA
À ces cotisations s’ajoute la fiscalité. Deux options : soit vous intégrez vos revenus dans votre déclaration annuelle avec un abattement forfaitaire (34 % pour les BNC, 50 % pour les BIC services), soit vous optez pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu (2,2 % pour les professions libérales, 1,7 % pour les services BIC).
Depuis janvier 2026, la répartition interne des cotisations auto-entrepreneur a évolué : la part CSG-CRDS diminue au profit des cotisations retraite. Concrètement, vous cotisez autant, mais vous accumulez davantage de droits à la retraite. Un progrès discret, mais réel.
Exemple concret : 500 €/jour, que reste-t-il ?
Prenons un consultant en activité libérale (BNC) qui facture 500 €/jour sur 18 jours.
CA mensuel HT : 9 000 €
Cotisations sociales (25,6 %) : – 2 304 €
Revenu avant IR : 6 696 €
Impôt estimé (abattement 34 %, TMI 30 %) : – environ 1 320 €
Revenu net estimé : ~5 376 €/mois
Ça paraît attractif. Et ça l’est, jusqu’à un certain niveau de chiffre d’affaires. Le problème ? Pas de cotisation chômage, une retraite complémentaire encore insuffisante malgré la réforme 2026, et un plafond de CA à ne pas dépasser sous peine de basculer dans un régime classique.
Simulation salaire freelance en SASU
Rémunération, dividendes et exemple concret
La SASU, c’est le statut préféré des freelances qui veulent optimiser leur fiscalité sur le long terme. Le président de SASU est « assimilé salarié » : il cotise comme un cadre, reçoit un bulletin de salaire, et bénéficie d’une protection sociale complète (sauf chômage).
En 2026, les charges sociales en SASU représentent environ 65 à 82 % du salaire net, soit un coût total pour la société équivalent à 1,65 à 1,82 fois la rémunération nette. Dit autrement : pour vous verser 3 000 € nets, votre SASU doit débourser entre 4 950 € et 5 460 €.
La contre-partie intéressante : les dividendes. Les bénéfices non distribués en salaire peuvent être versés sous forme de dividendes, soumis à la flat tax de 30 % (PFU), sans cotisations sociales supplémentaires dans la limite de 10 % du capital. Une optimisation possible, mais qui demande un accompagnement sérieux.
Même consultant, 500 €/jour, 18 jours facturés, donc 9 000 € de CA mensuel HT. En SASU, ce CA transite par la société, qui règle ses charges avant de vous verser une rémunération nette :
CA mensuel HT : 9 000 €
Charges patronales (~45 % du brut) + charges salariales (~22 % du brut)
Revenu net rémunération : ~2 800 à 3 500 €/mois
Le reste peut alimenter les réserves de la société ou être distribué en dividendes. La SASU, c’est un outil de gestion patrimoniale, pas un distributeur de cash immédiat.
La SASU présente un intérêt réel à partir d'un certain niveau de revenus. En dessous de 4 000 à 5 000 € nets cibles, le portage salarial ou l'auto-entrepreneur sont souvent plus efficaces, sans la complexité juridique et comptable.
Simulation salaire en portage salarial
Ce que le portage change vraiment
Le portage salarial, c’est le statut hybride par excellence : vous gardez votre liberté de consultant, mais vous êtes salarié d’une société de portage qui gère tout l’administratif à votre place. Résultat : un vrai bulletin de salaire, des droits au chômage, une retraite complète, et zéro gestion comptable.
La règle générale à retenir : en portage salarial, votre salaire net représente environ 45 à 55 % de votre CA HT facturé. Cette fourchette intègre les frais de gestion de la société de portage (entre 5 et 10 % selon les acteurs), les charges patronales et les charges salariales. Dit autrement, un TJM bien calibré vous permet d’atteindre un revenu net confortable, avec tous vos droits sociaux inclus.
Un levier souvent sous-estimé : les frais professionnels. Déplacements, matériel informatique, abonnements logiciels, télétravail (2,70 €/jour en forfait URSSAF 2026)… Ces frais sont déduits avant le calcul des charges sociales ET non imposables à l’IR. Concrètement, 1 € de frais déclaré vaut bien plus qu’1 € de salaire brut supplémentaire. Un consultant qui déclare régulièrement ses frais peut significativement améliorer son revenu net sans toucher à son TJM.
Le salaire minimum en portage salarial est encadré par la Convention Collective (IDCC 3219). En 2026, il s'établit à 75 % du PMSS, soit environ 3 004 € brut/mois pour un consultant non cadre. Un plancher légal, pas un plafond.
Combien allez-vous toucher avec votre TJM ?
C’est précisément là que les situations divergent. Votre revenu net en portage dépend de votre TJM, de votre nombre de jours facturés, de vos frais professionnels, du taux de gestion de votre société de portage, et de votre situation personnelle.
Plutôt que de vous donner un chiffre générique qui ne correspondra peut-être pas à votre réalité, le plus utile est de simuler votre salaire directement avec vos propres paramètres. Le simulateur Konectiv vous donne en quelques clics un résultat personnalisé : salaire brut, salaire net, impact des frais pro, et même une estimation de votre net après impôt.
À retenir : quel statut pour quel profil ?
Auto-entrepreneur | SASU | Portage salarial | |
|---|---|---|---|
Net estimé (500€/j, 18j) | ~5 000 à 5 400 € | ~2 800 à 3 500 € | ~4 200 à 5 000 € |
Droits chômage | ✗ | ✗ | ✓ |
Complexité admin | Très faible | Élevée | Nulle |
Idéal pour… | Démarrage, faible CA | Optimisation long terme | Sécurité + Liberté |
Beaucoup de freelances sous-estiment la valeur des droits sociaux dans leur calcul. En portage salarial, vous cotisez pour le chômage, la retraite, et bénéficiez d'indemnités journalières en cas d'arrêt maladie. Ces "invisibles" peuvent représenter plusieurs milliers d'euros d'économies en cas de coup dur. Un vrai filet de sécurité, pas un luxe.
Le bon statut dépend donc de votre situation personnelle, de votre niveau de CA, et de vos priorités.
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Vous démarrez et testez le marché avec un CA modeste ? L’auto-entrepreneur est parfait pour commencer sans friction.
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Vous avez un CA élevé et une vision patrimoniale long terme ? La SASU (avec dividendes) mérite une simulation précise avec un expert-comptable.
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Vous voulez la liberté du freelance sans sacrifier votre protection sociale, vos droits au chômage et votre tranquillité administrative ? Le portage salarial est probablement la meilleure combinaison du marché.
FAQ - Simulation salaire freelance 2026
Combien touche vraiment un freelance sur 500 €/jour selon son statut ?
Pour 18 jours facturés au TJM de 500 €, soit 9 000 € de CA mensuel HT, la simulation salaire freelance donne environ : 5 000 à 5 400 € nets en auto-entrepreneur (avant IR, sans droits chômage), 2 800 à 3 500 € nets en SASU (rémunération seule), et 4 200 à 5 000 € nets en portage salarial avec droits sociaux complets. Le statut fait une différence considérable.
Quelle est la différence entre TJM et salaire net dans une simulation de salaire pour un freelance ?
Le TJM est le prix que vous facturez à votre client pour une journée de travail. Le salaire net, c’est ce qu’il vous reste après déduction de toutes les charges sociales, frais de gestion et impôts. Dans une simulation salaire freelance réaliste, le revenu net représente généralement entre 45 % et 75 % du CA HT selon le statut choisi.
Comment simuler son salaire de freelance en portage salarial ?
En portage salarial, votre salaire net représente entre 45 et 55 % de votre CA HT, après déduction des frais de gestion (5 à 10 %), des charges patronales et salariales. Mais ce chiffre varie selon votre TJM, vos frais professionnels et votre situation personnelle. Pour une simulation salaire freelance vraiment personnalisée, le simulateur Konectiv vous donne un résultat précis en quelques clics, sans approximation.
Auto-entrepreneur ou portage salarial : lequel rapporte le plus ?
Sur le seul critère du revenu net immédiat, l’auto-entrepreneur affiche souvent un taux de restitution légèrement supérieur. Mais cette comparaison est trompeuse : le portage salarial inclut les droits au chômage, une retraite complète, et une couverture maladie-maternité. En intégrant la valeur de ces droits sociaux dans la simulation salaire freelance, l’écart se réduit considérablement, voire s’inverse.
Comment fixer son TJM pour atteindre le salaire net souhaité ?
La logique s’inverse : partez de votre revenu net cible, et remontez jusqu’au TJM nécessaire. En portage salarial, multipliez votre salaire net mensuel cible par environ 1,62 (coefficient de charges optimisé), puis divisez par votre nombre de jours facturables. Exemple : pour viser 4 000 € nets avec 18 jours facturés, il faut un TJM d’environ 360 €/jour. Le simulateur Konectiv fait ce calcul dans les deux sens : entrez votre TJM pour connaître votre net, ou entrez votre net cible pour connaître le TJM à facturer.